Le Forum Permanent d’Agences de Développement Local est constitué
Le Forum Permanent tiendra des séminaires intermédiaires à Cordoue (Argentine) et Porto Alegre (Brésil) jusqu’à la confirmation du siège de la deuxième Edition du Premier Forum Mondial ADEL, clôturé à Séville en présence d’institutions et responsables gouvernementaux de 47 pays.

Le Forum Permanent d’Agences de Développement Local est créé comme un outil de travail sans précédents dans le monde entier, dont le Secrétariat Technique sera accueillit par le Fonds Andalous de Municipalités pour la Solidarité Internationale (FAMSI), avec la collaboration du Gouvernement Régional de l’Andalousie, à travers le Service Andalous de l’Emploi, et le Programme des Nations Unies pour le Développement, à travers l’Initiative ART PNUD, les trois entités responsables de l’organisation du Premier Forum Mondial d’Agences de Développement Local. « Territoire, Économie et Gouvernance Locale : nouveaux regards pour des temps de changement », tenu à Séville du 5 au 7 octobre.
En plus du Secrétariat technique du Forum Permanent, compris comme espace de travail ouvert à des nouvelles incorporations, les trois institutions se sont unies pour conformer l’équipe qui conduira le processus de travail jusqu’à une deuxième édition du forum, dont le siège sera déplacé vers un pays de l’Amérique Latine en 2013 : la municipalité brésilienne de Porto Alegre, la municipalité argentine de Cordoue et l’entreprise binationale entre le Brésil et le Paraguay ITAIPU, responsable de la gestion du deuxième barrage hydroélectrique du monde.
La constitution de ce Forum permanent est le résultat des débats, tables rondes et ateliers qui ont eu lieu pendant le Premier forum ADEL tenu à Séville, avec des expériences de développement local venant de l’Afrique, l’Amérique, l’Asie et l’Europe, et avec une attention spéciale accordée aux possibles réponses à la crise de développement local actuelle provenant du travail sur le territoire et de la collaboration entre les acteurs locaux, le secteur privé, les gouvernements, les organismes internationaux et la coopération internationale. Pour provoquer des processus de développement humain, le Forum a mis l’accent sur l’importance de la relation entre les niveaux gouvernementaux local, régional et national, la création de stratégies territoriales de développement avec la participation de la citoyenneté et l’attention aux principes de base de gouvernabilité du territoire. Tous ces facteurs deviennent des éléments clé d’un concept de développement qui dépasse la composante économique pour créer des processus de développement à haute performance économique et à forte capacité de génération d’emploi. Une attention spéciale doit aussi être accordée aux critères d’égalité de genre, inclusion sociale et protection environnementale.
Avec 1.300 participants et des délégations de 47 pays, le Premier Forum Mondial d’Agences de Développement Local a accueilli plus d’une centaine d’intervenants et une ample représentation du domaine international. La participation du Secrétaire d’État pour l’Union Européenne, Diego López Garrido, du Directeur national du Service Public d’Emploi, Antonio Toro, du Conseiller d’Emploi, Manuel Recio, et du gérant du Service Andalous d’Emploi, Pedro E. García, a renforcé le soutien des administrations régionale et nationale à cet événement, conçu comme un espace pour la réflexion et le dialogue autour du rôle principal des territoires dans la gestion de processus de développement humain pouvant constituer des alternatives à la situation économique mondiale actuelle.
En outre, le Forum a compté sur la présence de la Mairie de Séville, représentée par le délégué d’Emploi, Fêtes et Tourisme, Gregorio Serrano López, et la Vice-présidente de la Députation de Séville, Dolores Bravo. Ces deux institutions ont participé au Forum en tant qu’entités collaboratrices.
La constitution du Forum Permanent d’Agences de Développement Local a commencé avec la participation des 47 pays participant à l'événement, mais elle constitue une initiative pionnière dans le domaine international et est ouverte à l'intégration d’autres pays et entités partenaires. L'objectif consiste à promouvoir l’étude, la réflexion, l’échange d’expériences et la conception de stratégies de développement local pour répondre aux nouveaux paradigmes de changement et aux demandes de la citoyenneté de toute la planète.
Les enregistrements vidéo vous permettront de revoir tous les ateliers et conférences du Forum
Si vous avez raté un atelier ou une conférence plénière du Forum ou si vous êtes intéressé à revoir une intervention, vous pouvez le faire dans la section Premier Forum Mondial d’Agences de Développement Local, où vous trouverez toutes les vidéos des différentes sessions composant le Forum.
Tous les documents du Forum peuvent être consultés et téléchargés dans le site
Toutes les interventions des plénières et tables rondes, ainsi que les rapports thématiques des ateliers, le bulletin d'information et la Déclaration Finale du Premier Forum d'Agences de Développement Local sont disponibles sur le site Internet. Vous pouvez les trouver dans la section Téléchargement de documents ou dans les liens que vous trouverez à continuation :
Déclaration de Séville
Bulletin d’information du Forum
Rapports des interventions plénières, tables rondes et ateliers thématiques
Présentations de l’atelier ouvert
Les gros titres du Forum
Le Premier Forum Mondial d’Agences de Développement Local a réuni à Séville plus de 1.000 participants provenant de 47 pays et plus de 100 intervenants. Voici certaines de leurs contributions :
Le Secrétaire d’État pour l’Union Européenne du Gouvernement de l’Espagne, Diego López Garrido, a déclaré que le Forum « est l’expression de la société et les institutions à l’égard de la crise » et que « nous avons besoin de soutenir l'actions des villes pour renforcer les politiques sociales ». « Dans les périodes de crise », ajouta-t-il, « la coopération est une politique prioritaire », et ainsi « face aux voix critiques, nous allons maintenir les dépenses » parce que « pour lutter contre la pauvreté il faut 300.000 millions d’euros ».
La Ministre de l’Administration Étatique de la République de Mozambique, Carmelita Rita Namashula, a présidé la plénière inaugurale du Forum, intitulée « Crise, développement local et territoire : des nouveaux regards pour des temps de changement », et elle a ouvert la session avec une revendication. « Nous exigeons plus de financement pour les institutions qui soutiennent le développement local ». Elle a ajouté que « nous, ceux du Sud, nous devons nous tourner vers nous-mêmes, vers notre propre développement ».
Le Chef de la Division de Coordination Administrative de la Direction Générale de Collectivités Locales du Ministère de l'Intérieur du Maroc, Mohammed Hamimaz, a signalé que « celle-ci n’est pas une crise du territoire, mais une crise de l’État » et que pour améliorer la qualité des services publics en Afrique à partir du domaine local « nous devons changer la relation état-région ».
Le Secrétaire Général du Forum des Gouvernements Locaux de la Commonwealth, Carl Wright, a considéré qu'il est nécessaire de « promouvoir et fournir les capacités nécessaires aux territoires locaux pour qu’ils puissent attirer des investissements durables » et il a déclaré qu’il considérait que « le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale doivent soutenir l’établissement d’un impôt, la Taxe Tobin, sur les transactions financières ».
Le Secrétaire de Relations Internationales de l’État de Río Grande do Sul de Brésil, Tarsón Núñez, a affirmé que « le développement économique, conçu en termes de globalisation, doit viser à promouvoir l'équité ». En conséquence, « nous ne voulons pas des investisseurs à tout prix, nous voulons des investisseurs qui renforcent nos chaînes productives » et « nous devons travailler pour briser la culture traditionnelle privée. Le secteur entrepreneurial est défensif et rend plus difficile une approche basée sur les alliances ».
La représentante de l’ONU Femmes, Rita Cassisi, a signalé que cette agence « considère prioritaires les politiques de développement économique orientées vers la prise de pouvoir des femmes » parce que « la croissance économique ne surmonte pas à elle seule les inégalités de genre » et « les femmes productrices ont besoin de stratégies leur permettant de s’articuler avec d'autres acteurs, politiques, économiques et sociaux ».
Le Directeur National de Développement Régional du Ministère de l’Industrie de l’Argentine, Rodolfo Games, a posé la question « quel est le type de développement que nous ne voulons pas ? » pour répondre que nous ne voulons pas un développement « qui ne produit pas de gouvernabilité, durabilité et citoyenneté ». En outre, il s’est demandé « quel est le contexte nécessaire pour ce développement ? » et la réponse à été : « un nouveau rôle de l’État, le rôle de la municipalité et des politiques publiques ».
Le Directeur du Programme de Réponse à la Crise et Récupération de l'Organisation Internationale du Travail (OIT), Alfredo Lazarte, a indiqué que « l’objectif pour notre développement consiste à rétablir la capacité d’achat du marché local » et il a ajouté que « s’il y a eu de la destruction ceci n’est pas le produit d’une mauvaise action de la nature, mais du modèle de développement, incapable de nous protéger ».
Le suivi du Forum dans les réseaux sociaux Twitter et Facebook
Le réseau social Twitter a été un autre des espaces permettant de suivre le Forum. À travers du profil @ForoMundialAdel et du hashtag #ForoADEL il est possible de trouver des fragments des interventions tenues lors des plénières et des commentaires des participants.
Le Forum fut aussi suivi à travers Facebook et sur Flickr il est possible de trouver une sélection des images.