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Histoire du FAL - Ière ASSEMBLÉE MONDIALE DU FAL

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Histoire du FAL
Ière ASSEMBLÉE MONDIALE DU FAL
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Date : janvier 2001

Lieu : dans le cadre du Forum Social Mondial de Porto Alegre 2001

Sujet : Difficultés de la gestion publique municipale dans un scénario d’inégalités sociales croissantes.

Résultat : Charte de Porto Alegre. Sensibilisation des autorités locales, pour les encourager à occuper un espace politique et assumer leur rôle par le biais de politiques publiques pour l'inclusion sociale, et de démocratisation de la richesse et le pouvoir.

Ier FAL  CHARTE DE PORTO ALEGRE


Le chemin vers Seattle fut semé de protestations. Cependant, les différents mouvements de résistance et solidarité, avec toute leur diversité et pluralisme, créèrent dès le Ier Forum Social Mondial les conditions pour passer de la protestation aux propositions et à partir de là mobiliser cœurs et esprits en construisant ainsi une politique effective en faveur du développement durable, la démocratie et les droits de la citoyenneté, piliers d’un monde plus juste et solidaire.

Les gouverneurs et représentants des villes et régions, réunis lors du Ier Forum des Autorités Locales pour l’Inclusion Sociale, tenu au sein du Ier Forum Social Mondial, avaient déjà crée des propositions. Construites à partir des graves problèmes d’exclusion sociale que la globalisation néolibérale provoque dans les villes, ces propositions prirent forme sur la « Charte de Porto Alegre ».

À cet égard, lors de ce IIème Forum des Autorités Locales pour l’Inclusion Sociale, les centaines d’autorités locales ici présentes renforcent le rôle des villes en tant qu’acteurs politiques dans ce nouveau scénario mondial, se définissent quant aux propositions à formuler et favorisent la constitution d’alternatives engagées avec une autre forme de  globalisation.

Cependant, les effets de la globalisation touchent les pays différemment. Les pays périphériques, par exemple, sans le développement économique, la distribution des revenus et la démocratisation des pays centraux, disposent de sociétés civiles, institutions et États plus faibles et vulnérables.

C'est pour cela que la globalisation -avec la hiérarchisation, le contrôle des marchés financiers et les inégalités intrinsèques- augmente encore plus la faiblesse des États nationaux périphériques, entrave une croissance économique soutenue, élargit les inégalités à l’intérieur de ces pays et les éloigne plus des pays les plus développés.

Dans ce contexte, la lutte pour la paix et contre la logique de guerre est devenue une responsabilité de ceux qui souhaitent un ordre global démocratique et solidaire. L’inversion de cette logique exige non seulement la réduction des dépenses militaires et la reconversion de l’industrie de guerre, mais aussi une réforme démocratique des institutions internationales qui permette d’élargir l’espace du pouvoir local, reconnaisse les demandes des pays plus pauvres et favorise une participation effective de la société civile globale.

La privatisation croissante de l’espace public diminue la capacité de régulation et de prestation de services de l’État. L’un de ses résultats est une société de violence qui amène à ce que, dans beaucoup de villes, le pouvoir du crime organisé s’impose face à l’ordre démocratique et à un État affaiblit. Ainsi, la paix défendue par les villes n’est pas seulement une paix qui se réalise dans le domaine des relations internationales mais elle doit avoir des conséquences dans les localités elles-mêmes.

 



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